Étiquette : demasquage

  • Neurodivergence, quête de sens… et si le plus important, c’était comment je vais ?

    Neurodivergence, quête de sens… et si le plus important, c’était comment je vais ?

    Toute une histoire !

    J’ai toujours eu cette tendance : vouloir comprendre, décortiquer, expliquer. Chercher le pourquoi du pourquoi.
    C’est comme un vieux réflexe en moi — mon mental part en quête de sens, de vérité, d’absolu. C’est intense, et souvent épuisant.

    Et puis, à force de creuser, je suis tombée sur la neurodivergence.
    Des mots ont résonné. Des éclairages se sont faits. Et avec eux, une question :
    “Et si je me collais une étiquette ?”

    À force de quête de sens, n’en arrive-t-on pas à la perte de sens ?

    Alors j’ai soufflé. J’ai posé mon mental. Et j’ai commencé à me demander :
    Et si, au lieu de chercher un mot, je partais de mes ressentis ?

    Non pas pour me cacher derrière un concept, mais pour éclairer mes fonctionnements, les accueillir, les accompagner avec plus de clarté.
    Non pas pour me figer dans une case, mais pour mieux habiter mon propre mouvement.

    Je suis peut-être neurodivergente, peut-être pas.
    Je suis dans une phase d’exploration, de démasquage, de retour à moi.
    Et ce qui compte, ce n’est plus ce que j’ai, mais comment je vais.

    Parce qu’à force de chercher dans sa tête, on perd le lien avec son corps, ses ressentis, ses besoins.

    Pendant longtemps, j’ai cherché un nom qui expliquerait pourquoi je me sens différente.

    Mais aujourd’hui, ce n’est plus là que je place mon énergie.

    Ce qui m’aide vraiment, c’est de mettre en place des repères concrets, doux, vivants.
    Ce sont mes routines, mes élans, ma capacité à me demander, simplement :
    “De quoi j’ai besoin, là, maintenant ?”

    Et en explorant tout cela, je comprends aussi que certains de mes fonctionnements, même s’ils sont profondément liés à qui je suis, peuvent devenir épuisants quand je m’y perds sans repères.

    Ce n’est pas que je dois m’en couper ou m’en méfier — mais j’apprends à les accompagner.
    À reconnaître quand ils me servent… et quand ils m’enferment.
    C’est là que le ralentissement, la douceur, l’ancrage prennent tout leur sens.
    Comprendre mes mécanismes pour pouvoir les apaiser, leur offrir des alternatives, et surtout : sortir des boucles infernales quand elles se présentent.

    Je ne cherche plus à “guérir” de ce que je suis.
    Mais je découvre que je peux vivre avec plus de clarté, plus de légèreté, sans renier ma complexité.

    Je n’exclus pas de poser un diagnostic un jour, d’aller plus loin.
    Mais ce n’est plus une urgence. Je ne suis plus à la recherche d’une vérité absolue, mais de la vérité du moment, celle qui m’aide à avancer aujourd’hui, qui m’allège, me relie à moi-même – même si elle change demain.

    Aujourd’hui, j’ai envie d’habiter ma vie depuis l’intérieur.

    J’ai cette fameuse habitude de m’observer à travers des concepts.
    Je ne le renie pas — parfois, cela m’aide vraiment.
    Mais aujourd’hui, je cherche un équilibre entre cette observation mentale, structurée, et l’écoute plus fluide, plus vivante, de mon monde intérieur, qui bouge, qui change.

    De me faire confiance. D’avancer pas à pas, en lien avec ce qui me fait du bien.

    Voilà, le fil que je souhaite dérouler.
    Pas une vérité figée, mais un chemin, une exploration.
    Pas un mot définitif, mais un fil de présence à moi-même.
    Un fil souple, vivant.